Aller au contenu
IPTV Suisse
Flux de données traversant un paysage alpin jusqu'à un téléviseur – l'IPTV en Suisse

Mis à jour:

IPTV Suisse amende ? Ce qui est permis en Suisse et ce qui ne l'est pas

Réponse rapide

IPTV Suisse amende ? L'IPTV est légale comme technique. Est punissable le fait d'exploiter ou de revendre des chaînes sans licence (art. 67 LDA ; par métier, jusqu'à cinq ans de peine privative de liberté). Pour les spectateurs, l'IGE considère le visionnage privé comme licite, même depuis une source illégale. Mettre en ligne ou transmettre un accès reste interdit.

WhatsApp+33 6 44 65 01 02

  • Sans engagement
  • 1 mois pour CHF 10.90
  • Activation par WhatsApp

Prix

Forfaits et prix en CHF

Trois niveaux et des Family Packs, avec des durées de 3 à 36 mois.

Voir tous les prix

« IPTV illégal » et « amende » : la question a en Suisse deux réponses, l'une pour les spectateurs, l'autre pour ceux qui exploitent ou revendent des chaînes. Cette page les sépare nettement, cite les articles de la loi, s'appuie sur l'Institut fédéral de la propriété intellectuelle (IGE) et dit aussi honnêtement ce que la loi ne règle pas expressément.

01

IPTV Suisse amende : ce qui est permis et ce qui ne l'est pas, en un tableau

Ce qui est permis ne dépend pas de la technique, mais de qui fait quoi avec les chaînes. Le tableau classe les situations les plus fréquentes ; les sections qui suivent expliquent chaque ligne.

Classement selon le droit d'auteur suisse (LDA)
SituationAppréciationBase
Utiliser la technique IPTV, une box, une application ou une cléLégal. La technique est neutre.La LDA régit les œuvres, pas la technique de transmission
Abonnement auprès d'un fournisseur qui détient les droitsLégal.Le fournisseur a acquis les droits
Regarder en privé, même un service sans licencePour les spectateurs, permis et, selon l'IGE, pas poursuivi pénalement, mais avec des risques pratiques.Art. 19 LDA ; interprétation de l'IGE
Transmettre un accès, mettre en ligne ou retransmettre des fluxInterdit.Art. 10 al. 2 let. c LDA
Exploiter ou retransmettre des chaînes sans licencePunissable ; par métier, jusqu'à cinq ans de peine privative de liberté.Art. 10 al. 2 let. e, art. 67 al. 1 let. h et al. 2, art. 69 LDA
Revendre des accès à des services sans licenceRisque pénal élevé : participation à la chaîne de diffusion.Art. 67 et 69 LDA, participation selon le CP, art. 62 LDA
Contourner une protection technique ou un cryptageInterdit ; amende sur plainte, exception pour les usages licites.Art. 39a et 69a LDA

02

L'IPTV est-elle légale en Suisse ? Ce que dit la loi sur le droit d'auteur

La loi sur le droit d'auteur (LDA) ne connaît pas le mot « IPTV ». Elle règle qui peut utiliser une œuvre protégée, ici une émission de télévision. Le chemin que prend le signal jusqu'à vous n'entre pas en ligne de compte. Ce qui compte, c'est que l'exploitant détienne les droits sur les chaînes.

Pour les spectateurs, l'article 19 LDA est la règle centrale : les œuvres publiées peuvent être utilisées pour un usage personnel. Cela comprend tout usage dans un cadre personnel et dans un cercle de personnes étroitement liées, comme des parents ou des amis (art. 19 al. 1 let. a LDA). L'IGE en déduit que le téléchargement et le streaming pour un usage privé sont licites, expressément aussi lorsque la source est illégale.

Ce dernier point mérite de la précision : il ne figure pas dans le texte de la loi. L'IGE écrit lui-même qu'il n'est pas expressément dit dans la loi, mais semble incontesté aujourd'hui. Il s'agit donc d'une interprétation établie, pas d'un texte. La révision de la LDA en vigueur depuis le 1er avril 2020 vise, selon l'IGE, les fournisseurs pirates et les hébergeurs ; pour les consommateurs d'offres illégales, rien ne change.

La situation est la plus claire pour les offres sous licence : les copies faites lors de l'accès à des œuvres rendues accessibles licitement échappent aux restrictions de l'usage personnel (art. 19 al. 3bis LDA).

03

Mise en ligne et partage : où l'usage personnel s'arrête

L'usage personnel protège le fait de regarder, pas celui de diffuser. L'IGE précise que la mise en ligne d'œuvres ne fait jamais partie de l'usage privé licite, pas même sur un site personnel ou dans un réseau de partage de fichiers.

Pour l'IPTV, cela signifie que celui qui transmet ses identifiants à des inconnus, retransmet un flux par ses propres canaux ou téléverse en même temps en regardant via un torrent rend des œuvres accessibles. Ce droit revient exclusivement aux titulaires selon l'art. 10 al. 2 let. c LDA. Où s'arrête exactement le « cercle de personnes étroitement liées » est tranché par un tribunal en cas de litige ; proposer un accès publiquement ou à titre commercial se situe en tout cas en dehors.

C'est aussi là qu'intervient l'application du droit : selon l'IGE, les titulaires peuvent enregistrer les adresses IP de ceux qui téléversent pour les remettre aux autorités pénales. Enregistrer l'adresse IP de personnes qui se contentent de télécharger reste interdit.

04

IPTV illégal : quelle peine menace les fournisseurs et les revendeurs ?

Celui qui, intentionnellement et sans droit, diffuse une œuvre par la radio, la télévision ou un procédé analogue, y compris par câble, ou retransmet une œuvre diffusée au moyen d'installations dont l'exploitant n'est pas l'entreprise de diffusion d'origine, est punissable selon l'art. 67 al. 1 let. h LDA. C'est exactement ce que fait un exploitant qui distribue des chaînes sans licence à sa clientèle. La peine de base est une peine privative de liberté d'un an au plus ou une peine pécuniaire ; la poursuite a lieu sur plainte de la personne lésée.

Si l'auteur agit par métier, la poursuite a lieu d'office et la peine est une peine privative de liberté de cinq ans au plus ou une peine pécuniaire. Une peine privative de liberté est cumulée avec une peine pécuniaire (art. 67 al. 2 LDA). Les entreprises de diffusion disposent en outre de droits voisins propres : retransmettre une émission est menacé des mêmes peines par l'art. 69 al. 1 let. g LDA.

Un cas de 2020 montre le sérieux des autorités, et il est romand. À la demande de la Suisse, avec le Ministère public vaudois et la division cybercriminalité de la Police de Sûreté à la tête de l'enquête, Eurojust et Europol ont coordonné une action contre la vente illégale de boîtiers pour séries et films, utilisés dans plus de 20 000 foyers. Trois suspects ont été arrêtés, huit comptes bancaires suisses saisis et onze serveurs mis hors service dans cinq pays.

Sur le plan civil, les titulaires peuvent en outre exiger la cessation, l'élimination et des renseignements (art. 62 al. 1 LDA) ainsi que des dommages-intérêts selon le Code des obligations (art. 62 al. 2 LDA). Le montant concret dépend toujours du cas. Les « amendes IPTV » chiffrées que l'on lit sur Internet viennent le plus souvent d'autres pays : demandez la source.

05

IPTV illégal : ce qui attend réellement les spectateurs

Selon la situation juridique ci-dessus, pour les spectateurs ce n'est pas le droit pénal qui pose problème, mais le modèle économique du service. Le texte de la LDA ne prévoit d'amende que dans un cas proche : celle de l'art. 69a, qui vise qui contourne intentionnellement une protection technique pour un usage non permis. Qui utilise un service sans licence risque surtout :

  • Une coupure sans préavis : les titulaires s'attaquent aux serveurs et aux exploitants, la durée payée d'avance est alors perdue
  • Pas de support ni de remboursement, faute d'interlocuteur joignable
  • L'utilisation abusive de données de paiement et d'accès confiées à un exploitant anonyme
  • Des applications ou boîtiers modifiés provenant de sources non officielles
Quatre signaux d'alerte des fournisseurs IPTV douteux : promesses irréalistes, paiement anonyme, identité absente, arrêt soudain

06

Que faire si le service payé n'avait pas de licence ?

Qui constate qu'un service payé n'avait aucun droit agit au mieux dans cet ordre : arrêter les paiements récurrents, vérifier auprès de l'émetteur la possibilité d'une rétrofacturation en cas de paiement par carte, changer les mots de passe réutilisés, supprimer les applications et boîtiers inconnus et passer à une offre dont les licences sont vérifiables.

Un aperçu des offres sous licence figure dans le guide sur les fournisseurs IPTV en Suisse ; ce que coûtent les formules, la page prix de l'IPTV en Suisse.

09

L'IPTV gratuite est-elle légale ?

Cela dépend uniquement de la source. Sont légaux et gratuits les médiathèques de la RTS, de la SRF et de la RSI, les directs financés par la publicité et les formules gratuites de services sous licence. Les listes et les « codes gratuits » pour chaînes payantes diffusent en revanche le plus souvent des chaînes sans droits. Les détails et les alternatives légales figurent dans le guide IPTV gratuite : ce qui est légal.

10

Suisse, UE et Italie : où les spectateurs sont traités autrement

Beaucoup de confusion naît de règles étrangères transposées à la Suisse. Les différences concernent surtout les spectateurs ; pour les fournisseurs, la situation est partout sérieuse.

Spectateurs et fournisseurs comparés
Pays ou espaceSpectateursFournisseurs et vendeurs
SuisseStreaming et téléchargement privés licites, même depuis une source sans licence (interprétation de l'IGE) ; mise en ligne interditePunissable selon les art. 67 et 69 LDA
UE (CJUE 2017)Le streaming depuis une source manifestement illicite n'entre pas dans l'exception pour les copies temporaires ; les sanctions relèvent des États membresLa vente de lecteurs préconfigurés est une communication au public
ItalieDepuis la loi n° 93/2023, des amendes administratives dès 154 euros menacent aussi les utilisateurs ; premiers procès-verbaux en 2025Punissable

11

État du droit, sources et limites de cette page

Les indications légales se rapportent à la version de la LDA sur Fedlex du 1er janvier 2022 ; les déclarations de l'IGE ont été consultées en octobre 2026. Les lois changent : seule la version actuelle sur fedlex.admin.ch fait foi. Les indications sur l'Italie reposent sur des articles de presse, celles sur l'arrêt de la CJUE sur le texte de l'arrêt.

Cette page résume le cadre général pour un public non juriste. Elle ne constitue pas un conseil juridique et ne tient pas compte d'un cas particulier. Pour une question concrète, par exemple après un courrier de titulaires de droits, un avocat ou une avocate spécialisé en propriété intellectuelle est l'interlocuteur adéquat.

FAQ

Questions fréquentes

L'IPTV est-elle légale en Suisse ?

Oui. L'IPTV n'est qu'un mode de transmission, et Swisscom, Sunrise, Salt et Zattoo l'utilisent eux-mêmes. Ce qui est interdit, ce n'est pas la technique, c'est la diffusion de chaînes sans les droits nécessaires.

Peut-on recevoir une amende pour l'IPTV en Suisse ?

Les exploitants et revendeurs de services sans licence sont punissables selon les art. 67 et 69 LDA, par métier jusqu'à cinq ans de peine privative de liberté. Pour le simple visionnage privé, l'IGE considère l'usage personnel comme licite ; mettre en ligne ou transmettre des accès est en revanche interdit.

Que se passe-t-il si on est pris avec de l'IPTV illégal ?

Pour les spectateurs, les suites les plus probables sont pratiques : le service est coupé, la durée payée est perdue et les données de paiement sont chez un exploitant anonyme. Les procédures visent en pratique exploitants et vendeurs.

Quelle peine menace l'IPTV illégal en Suisse ?

L'art. 67 al. 1 LDA prévoit jusqu'à un an de peine privative de liberté ou une peine pécuniaire, sur plainte. Par métier, c'est jusqu'à cinq ans de peine privative de liberté, cumulée avec une peine pécuniaire, et la poursuite a lieu d'office.

IPTV légal ou illégal : l'abonnement est-il légal ?

Oui, si le fournisseur détient les droits. Chez Swisscom blue TV, Sunrise TV, Salt TV et les services OTT sous licence, c'est le cas.

Est-il légal d'acheter un boîtier IPTV ou une application ?

Oui. Boîtiers, clés et applications de lecture sont des produits neutres. Seuls posent problème les appareils vendus avec des accès préconfigurés à des services sans licence.

L'IPTV gratuite est-elle légale ?

Les médiathèques, les directs financés par la publicité et les formules gratuites de services sous licence le sont. Les listes et codes gratuits pour chaînes payantes diffusent le plus souvent des chaînes sans droits, même s'ils ne coûtent rien.

La situation est-elle la même en France ou en Italie ?

Pas pour les spectateurs. En Italie, des amendes administratives menacent aussi les utilisateurs depuis 2023, et pour l'UE, la CJUE a jugé en 2017 que le streaming depuis une source manifestement illicite n'entre pas dans l'exception pour les copies temporaires.

Mon fournisseur d'accès ou un titulaire de droits voit-il que j'utilise l'IPTV ?

Techniquement, votre fournisseur voit les serveurs auxquels vous vous connectez. Selon l'IGE, les titulaires ne peuvent enregistrer les adresses IP que de ceux qui téléversent, pas de personnes qui se contentent de télécharger ou de regarder.

Quelle différence entre regarder en streaming et mettre en ligne ?

En streaming, vous recevez une œuvre : c'est couvert par l'usage personnel. En téléversant ou en retransmettant, vous la rendez accessible à d'autres, ce que l'art. 10 al. 2 let. c LDA réserve aux titulaires. Avec un torrent, les deux se produisent à la fois.

Sources

À lire aussi

Plus sur le blog

Tous les articles →

Accès d'essai

Prix

Tous les prix en un coup d'œil

Formules, durées et conditions en un aperçu clair, pour comparer à votre rythme.

Essai · CHF 10.90Voir les prix